Yann van den Berghe
Photographe
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Paysage, terroir et spéléologie
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Tutoriels photos, timelpases...
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L’hibernation de la salamandre terrestre a lieu essentiellement sous terre, dans des puits, des galeries souterraines de mammifères, des anciens tunnels miniers, des caves ou des grottes. Il est donc nécessaire de bien la connaître pour profiter de sa rencontre et aussi pour mieux la protéger. En effet, il s’agit d’un batracien et nous savons tous que ceux-ci sont malheureusement en danger.
Les batraciens
Ce soir, nous ne verrons pas longtemps le coucher du soleil. L’accalmie pluviométrique aura été de courte durée, mais cette humidité est la bienvenue, après une année de sécheresse intense. En cette après-midi de novembre, les nuages se regroupent et ferment le rideau qui nous empêchera de contempler le ciel bleu. La bruine ne tarde pas à tomber. En soirée, le temps rafraîchit et descend à 10°C. Les brumes s’amassent dans la vallée des gorges de l’Aveyron. Quelques véhicules s’aventurent encore sur la route touristique. Ce sont les travailleurs qui rentrent de la ville, préférant vivre en milieu sauvage et reposant. Les premières bonnes pluies d’automne ont déjà amorcé la plupart des sources du causse.
Alors que le berger déambule avec sa torche pour rentrer son troupeau de moutons, au milieu des feuilles aux couleurs automnales qui jonchent le sol, soudain, des tâches jaune vif retiennent son attention. Grâce à son œil averti et à son expérience, il reconnaît instantanément la salamandre terrestre, appelée aussi plus vulgairement salamandre mouchetée, totem qui lui vient de ses tâches jaune vif sur sa peau noire. Elle est aussi appelée salamandre de feu, peut-être parce que la légende dit que ce petit animal serait capable de traverser les flammes sans se brûler, ce qui lui a attiré les fantasmes humains de présages primaires, les qualifiant d’animal maléfique… Pure spéculation imaginaire… La salamandre a un rôle important à jouer dans l’écosystème., comme tout être qui se trouve à un endroit donné pour assurer un équilibre entre tous.
En fait, cette espèce d’amphibien appartient à la famille des Salamandridae. Elle est impossible à confondre avec une autre espèce. Il n’est pas étonnant de la rencontrer dans les bois ou forêts de feuillus, en zone humide, et en présence de petites sources dont les eaux ne soient pas torrentueuses. Elle se déplace lentement mais redoute les éclairages directs qu’elle fuie. Chaque individu est orné d’un motif dorsal jaune (parfois orange) ainsi que de points irréguliers et de lignes qui leur sont propres, permettant de distinguer les sujets les uns des autres.
La salamandre terrestre est dotée de glandes à venin, parotoïdes -se situant donc juste derrière les yeux-. Elles peuvent libérer ou projeter des sécrétions toxiques contre ses éventuels prédateurs trop curieux. Il est déconseillé de les prendre dans la main ou en tous cas de se frotter les muqueuses après avoir touché l’un de ces individus. En effet, sa peau est dotée elle aussi de glandes sécrétant un mucus empoisonné dont le composant neurotoxique agit par contact avec les muqueuses. Il s’agit du samandarin. Du fait de sa toxicité naturelle, et de ses couleurs vives qui préviennent les prédateurs, la salamandre terrestre ne craint pas ces derniers. Ne m’empoisonnez pas la vie, et je ne serai pas vénéneuse pour vous !
Gilbert Choulet – Capitaine de mon âme maître de mon destin
La salamandre n’est pas aquatique à l’âge adulte. Seule la larve l’est. A la différence des tritons, la larve de salamandre terrestre porte des tâches jaunes caractéristiques à la base des pattes.
Elle atteint 20 centimètres, 40 grammes, et peu vivre jusqu’à 20 ans. Elle est capable de régénérer un membre amputé ou blessés très rapidement.
Elle est nocturne essentiellement, mais on peut parfois la rencontrer durant la journée, après ou durant de fortes précipitations. Elle a une bonne acuité visuelle nocturne.
Elle se nourrit d’invertébrés : Cloportes, petits Coléoptères tendres, petites Limaces, vers de terre.
Les araignées et les insectes sont fréquemment attrapés avec la langue ou éventuellement gobés après un saut.